Les risques naturels

Un tremblement de terre a-t-il le même impact en milieu urbain que dans un désert? La forte concentration de la population peut-elle avoir une incidence sur les dommages causés par un typhon? Plusieurs grandes villes de la planète doivent composer avec toutes sortes de risques naturels et assurer pourtant la sécurité de leur population.

Une ville soumise à des risques naturels devrait être organisée de manière à assurer la sécurité de la population. Certaines mesures doivent, en effet, être prises pour limiter les dégâts associés aux catastrophes naturelles. Ce n'est pas le cas partout sur la planète.
Le programme de formation de l'école québécoise, Enseignement secondaire, premier cycle, page 319.

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Consultez également la situation d'apprentissage et d'évaluation La nature en colère : les plus pauvres en payent le prix!

L'angle d'entrée

Un tremblement de terre a-t-il le même impact en milieu urbain que dans un désert? La forte concentration de la population peut-elle avoir une incidence sur les dommages causés par un typhon? Plusieurs grandes villes de la planète doivent composer avec toutes sortes de risques naturels et assurer pourtant la sécurité de leur population.

La gestion du risque implique la mise en place de solutions pour sauver des vies et atténuer les perturbations dans l'économie. Quels sont les éléments qui doivent être pris en compte lors de l'évaluation des risques et des conséquences possibles? Sur les plans physique et humain, quels sont les éléments vulnérables d'un territoire au moment de faire face aux aléas des phénomènes naturels?

La gestion du risque vise à comprendre la manifestation naturelle représentant un risque et à établir des règles et des normes de protection pour en atténuer les effets.

Il existe plusieurs façons de mieux comprendre comment se manifeste ce risque:

La gestion du risque vise aussi à mettre en place une série de mesures préventives

Enfin, on peut se demander si la gestion du risque ne dépendrait pas aussi du niveau de développement des pays ou des villes impliqués : « Inévitablement, ce sont ceux qui possèdent le moins qui, en proportion, perdent le plus lors d'une catastrophe. Une économie forte, dans laquelle les profits sont partagés par l'ensemble de la société, est la meilleure protection contre des catastrophes futures ».

Adapté de « Mitigation des catastrophes » du programme de formation à la Gestion de Catastrophes de l'ONU.

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Les concepts

Les concepts liés au territoire urbain et à la gestion du risque

Ces définitions s'adressent d'abord aux enseignants

Le territoire urbain
La gestion du risque

Aménagement
Banlieue
Concentration
Densité
Étalement urbain
Urbanisation

Risque naturel
Environnement
Instabilité
Niveau de développement
Prévention

Aménagement

Aménager un territoire, c'est organiser et rééquilibrer un espace afin de le rendre plus cohérent et de le mettre en valeur selon des objectifs prévus. En géographie, l'aménagement d'un territoire est un acte planifié qui répond à diverses motivations et qui doit prendre en compte les différentes échelles de l'espace. Dans les faits, toutefois, cette vision globale ou holistique de l'espace fait souvent défaut aux aménageurs. Autrement dit, ce n'est pas parce qu'on prétend aménager le territoire qu'on fait du bon travail.

Le géographe Sylvain Lefebvre, professeur à l'UQAM, résume la teneur fondamentale du concept de l'aménagement en géographie en écrivant : « Aménager le territoire est un acte qui répond à des besoins d'organisation, de répartition, d'équilibre, de développement et de contrôle des populations, des fonctions et des ressources ».

Source : Lefebvre, S., Aménagement et planification territoriale, notes de cours GEO8291, Université du Québec à Montréal, 2000.

Banlieue

Espace urbain constitué par les municipalités environnant une ville-centre et qui y aura éventuellement été physiquement rattaché par l'extension de l'urbanisation. Les banlieues s'inscrivent donc dans une trame urbaine continue par rapport à une ville-centre, tout en conservant leur autonomie politique. L'espace constitué par la ville-centre et sa banlieue est appelé l'agglomération urbaine.


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C'est un terme qui demeure très large. Il existe en effet plusieurs types de banlieues qui sont distingués selon diverses caractéristiques : l'éloignement du centre, la vocation, le type de planification et d'aménagement, etc. Également, le terme banlieue évoque un espace différent selon les cultures. Pour un Montréalais, la banlieue suggère surtout des quartiers résidentiels dont les maisons unifamiliales sont habitées par la classe moyenne. En France, le terme banlieue désigne des zones résidentielles pauvres caractérisées par de grands immeubles d'habitations à loyer modique , souvent habités par la population immigrante. Parce que les bidonvilles sud-américains sont aussi des banlieues au sens propre, nous préféreront généralement le terme périphérie pour désigner les ceintures d'extension d'une ville-centre.

Concentration

Phénomène de regroupement en densité très forte de la population ou encore de certaines fonctions de gestion d'un territoire en un nœud ou un centre donné. On pense par exemple aux grandes villes dites macrocéphales, telles que Paris en France (Paris et le désert français). Les grandes métropoles sont par définition des lieux de concentration des populations, des activités et des services.

Densité

La densité brute, la plus commune, est le résultat de la division du nombre d'individus qui habitent un territoire donné par sa superficie. Dans les cas particuliers de territoires très inégalement peuplés (comme celui du Canada, par exemple) il est toutefois plus juste d'utiliser la densité nette, obtenue en calculant le nombre d'habitants pour la superficie réellement habitée d'un territoire. Dans les deux cas, on parle généralement de nombre d'habitants par kilomètre carré (km2).

À titre d'exemple, les zones rurales canadiennes ont une densité de moins de 10 habitants au km ², contrairement aux centres des grandes villes qui peuvent atteindre des densités de plus de 50 000 habitants par km².

Étalement urbain

Phénomène de l'extension continue des espaces périurbains au détriment des espaces ruraux. Surtout observable en Amérique du Nord, ce phénomène est favorisé par le développement des réseaux routiers et l'usage de l'automobile. Il est surtout caractérisé par une plus faible densité de ses fonctions urbaines (la ville s'étale au lieu de concentrer ses fonctions, ce qui est normalement le propre d'une ville).

Urbanisation

Processus par lequel un espace rural devient urbain, suite à l'accroissement de la population d'une ville et/ou à l'étalement urbain. Ce processus peut être planifié ou spontané.

Risque naturel

Une première chose doit être soulignée : le risque naturel n'existe que dans la mesure où il y a interaction entre des individus (des populations) et leur environnement. Comme le souligne le géographe Antoine Bailly, il y a donc dans ce concept une grande part de subjectivité et d'affectivité humaines.

D'abord, on peut définir ainsi le risque naturel : c'est la possibilité ou la probabilité que des éléments ou des événements naturels portent atteinte aux humains, à leur santé, à leurs organisations socio-économiques.

On utilise le terme aléa, synonyme de risque, pour désigner les phénomènes physiques naturels qui menacent les sociétés humaines. Les aléas sont caractérisés par leur fréquence et leur intensité, et comme leur nom l'indique, ils sont aléatoires, souvent imprévisibles. On y distingue principalement : « les avalanches, les feux de forêts, les inondations, les mouvements de terrains, les cyclones, les tempêtes, les séismes et éruptions volcaniques mais aussi les raz de marées, les invasions d'insectes nuisibles, les sécheresses prolongées...» (Source : http://www.notre-planete.info, avril 2003)

D'autres définitions, telles que celle du site Notre-planète.info, impliquent le concept de catastrophe dans celui de risque naturel:
« Un risque naturel implique l'exposition des populations humaines et de leurs infrastructures à un évènement catastrophique d'origine naturelle ».

Toutefois, l'idée de catastrophe se rapporte à la perception qu'ont les humains d'un phénomène naturel. Aussi, « La catastrophe dite naturelle est une tragédie humaine et un désastre économique, certes, mais pas nécessairement une calamité pour la nature elle-même » (R. Hétu). Il serait peut-être par conséquent plus judicieux de parler de catastrophe d'origine naturelle, afin de bien saisir que ce n'est pas le phénomène naturel lui même qui est une catastrophe, mais bien ses conséquences sur l'environnement humain.

De plus, les catastrophes causées par les aléas physiques naturels ne sont pas envisagées ni vécues de la même façon par toutes les sociétés humaines: « Si les catastrophes sont si terribles dans les pays en voie de développement, ce n'est pas seulement à cause des diktats de la géographie (volcanisme, typhon, ouragan, mousson), mais surtout en raison du niveau d'exposition excessif dans lequel se trouvent des pans entiers de la population, en particulier les plus pauvres » (R. Hétu).

Source : Richard Hétu, In S. Laurin, J.-L Klein et C. Tardif, Géographie et société, Les Presses de l'Université du Québec, 2001, p. 61-92.

Environnement

L'environnement, c'est le milieu naturel ou construit qui entoure un objet (vivant ou non) et qui agit et interagit avec lui. Actuellement, le terme désigne surtout le milieu de vie des êtres vivants, à diverses échelles. On associe généralement l'environnement à quelque chose de précieux qu'il faut préserver.

« Le terme environnement est utilisé souvent soit comme équivalent de milieu naturel, soit dans le sens de milieu construit par l'homme, soit pour exprimer tout ce qui entoure les groupes humains et agit sur eux : les activités humaines, les relations entre les humains, la culture. Le terme a également évolué et l'environnement est aujourd'hui envisagé essentiellement comme le cadre de vie des êtres vivants, à la fois fragile, précieux et à préserver ».

Source : Baud, P., S. Bourgeat, et C. Bras, Dictionnaire géographique, Hatier, 1997, p. 253.

Selon le Grand Dictionnaire Terminologique de l'Office de la langue française (http://w3.granddictionnaire.com), on retrouve, sous le vocable environnement, la définition suivante : « Ensemble dynamique et évolutif, constitué d'éléments physiques, chimiques, biologiques et de facteurs sociaux, dans lequel se développe tout organisme vivant et qui est susceptible d'avoir une influence directe ou indirecte sur celui-ci ».

Instabilité

Selon l'angle d'entrée proposé pour l'étude des risques naturels, le concept d'instabilité se rapporte à tous les phénomènes humains et naturels qui suivent des mouvements imprévisibles. On pense d'abord surtout à tous les aléas du climat, mais aussi à la géomorphologie (glissements de terrains, crûes des cours d'eau, coulées de boue, etc.). Sur le plan humain, l'instabilité peut se rapporter aux mouvements de populations (migrations, exode), aux turbulences économiques et aux conflits qui souvent les causent.

Niveau de développement

Autrefois à saveur surtout économique, le terme développement désigne aujourd'hui, en plus de la possibilité de partage de nouvelles richesses, l'élargissement des possibilités humaines (en termes d'espérance de vie, d'éducation et de niveau de vie). En plus du PIB, les organisations internationales tentent aujourd'hui de mettre au point de nouveaux outils de mesure du développement (cf. ONU = Indice de Développement Humain).

« Le développement peut se définir classiquement comme une expansion de l'ensemble de l'économie s'accompagnant d'un partage plus ou moins équitable de la richesse supplémentaire, qui entraînent une amélioration globale du niveau de vie et une transformation des structures de la société. À cette définition très économique et marquée par ses origines occidentales, la Banque mondiale oppose, depuis 1990, la notion de développement humain en mettant l'accent moins sur la croissance de l'économie du pays (évolution du PNB, du PNB par habitant, de la balance commerciale…) que sur l'élargissement des possibilités humaines en termes d'espérance de vie, d'éducation, d'emploi et de niveau de vie ».

Source : Baud, P., S. Bourgeat, et C. Bras, Dictionnaire géographique, Hatier, 1997, p. 75.

Quant à l'expression développement durable, elle décrit un type de développement qui préconise une utilisation responsable des ressources en vue de favoriser leur renouvellement et leur préservation, dans le but d'assurer la qualité de vie des générations futures. La préservation de l'environnement et le partage équitable des ressources sont au centre de cette philosophie.

Prévention

On ne peut généralement pas prévoir les catastrophes d'origine naturelle, ni les prévenir. Les populations qui sont soumises aux risques naturels doivent ainsi envisager la prévention comme l'ensemble des moyens qui peuvent être pris pour diminuer ou atténuer les effets possibles de telles catastrophes.

Cela demande d'abord une bonne connaissance de l'organisation humaine et physique du territoire soumis au risque. Une prévention efficace requiert aussi la disponibilité et la maîtrise des moyens physiques et concrets qui peuvent être employés (techniques de construction, cartographie des zones impropres à l'établissement humain, etc.). Enfin, cela implique surtout d'admettre le risque et d'en comprendre les mécanismes.
« La prévention, c'est donc une lutte contre l'ignorance, contre l'inconscience, contre l'inconsicence, contre la facilité et la cupidité ».

Source : Richard Hétu, In S. Laurin, J.-L Klein et C. Tardif, Géographie et société, Les Presses de l'Université du Québec, 2001, p. 61-92.

Territoire à l'étude : Manille

Compétence 1 - Lire l'organisation de Manille, capitale des Philippines

État de situation

Manille est la capitale et la ville la plus populeuse des Philippines avec 14 millions de personnes. Ancienne colonie espagnole et américaine, l'archipel des Philippines est un pays en voie de développement avec un produit national brut de 1050 $ (par comparaison, celui du Canada est de 21 930 $). Enfin, 51 % de la population des Philippines habite en ville.

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Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : www.picto.qc.ca

Une situation géographique périlleuse
Situées sur la ceinture de feu, les Philippines sont des îles d'origines volcaniques où une vingtaine de volcans sont en activité. Le plus connu de ces volcans est le Pinatubo qui est entré en activité en 1991 après 600 ans de calme. Les effets de l'éruption du Pinatubo ont été perceptibles pendant plusieurs années dans tout l'hémisphère nord, causant une baisse de la température de 0,2 à 0,3 degrés celcius.

Situées dans la zone tropicale, les Philippines ont de graves problèmes météorologiques. Les précipitations annuelles s'élèvent à 2 033 mm. La saison des pluies, qui s'étale de mai à novembre, annonce l'arrivée des typhons. Entre 1986 et 1995, on a dénombré près de 75 typhons causant la mort de 12 460 personnes. De plus, depuis quelques années, on observe une augmentation du nombre de tempêtes, ce qui serait attribuable au réchauffement de la planète.

La ville et ses bidonvilles
Attirés par le travail, les Philippins quittent les campagnes et s'installent dans des bidonvilles en banlieue des grandes villes comme Manille. Celle-ci étant située sur le bord de la mer, ses habitants se retrouvent donc plus vulnérables aux tempêtes tropicales. Il n'est pas rare de voir des gens vivant de la récupération de déchets mourir ensevelis sous une montagne de détritus lavée par les pluies diluviennes.

Sur les Philippines

Des cartes

Manille en images
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Manille (bidonville)

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Manille (centre-ville)

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Cratère du Pinatubo au nord de Manille

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Éruption du Pinatubo (1991)

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : U.S. GeologicalSurvey

Village de Bacolor sous une coulée de boue près du Pinatubo

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Village inondé

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Une ville ensevelie sous les cendres

Une ville ensevelie sous les cendres

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : USGS / Cascades Volcano Observatory

Les cendres couvrent tout le territoire

Les cendres couvrent tout le territoire

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : USGS / Cascades Volcano Observatory / Wikimédia Commons

 

Compétences 2 et 3 - Les risques naturels : conséquences et niveau de développement

Sur les risques naturels

Consulter Google Actualités, 500 sources d'information mises à jour continuellement. Taper le mot ouragan, par exemple.

Progression des tempêtes tropicales par image satellite

 

Les séismes dans le monde… aujourd'hui, en ce moment…


Les risques naturels (voir les ressources pédagogiques à la gauche du site)

 

Dossier sur les volcans

 

Volcan : introduction aux aléas

 

Typhon : introduction aux aléas

 

Récit de l'éruption du Pinatubo

 

L'éruption du Pinatubo (chronologie des événements)

 

La prévention

Des statistiques

Intégration des technologies

 

Territoire à l'étude : San Francisco

Compétence 1 -Lire l'organisation de San Francisco, ville de la Côte Ouest des États-Unis

État de situation

Population
Située en Californie, la ville de San Francisco est la deuxième plus grande ville de cet état, après Los Angeles, avec une population de 776 733 habitants. Elle représente 18,8% de la population de la Californie et 2% de celle des États-Unis.

Image satellite de la région de San Francisco
Image satellite de la région de San Francisco
Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : NASA

Situation géographique
Ville au relief très accidenté, San Francisco occupe la péninsule méridionale de la baie de San Francisco. Trois de ses frontières donnent sur la mer: à l'ouest le Pacifique, au nord la Porte d'Or (communément appelée le Golden Gate, un détroit large de 2 km) et à l'est la baie de San Francisco. La côte du Pacifique est inhospitalière, car battue par des vagues et par les vents d'ouest. Cependant, la côte est de la baie ainsi que les plaines et les collines bordières offrent de nombreux sites favorisant l'expansion agricole et urbaine. Ainsi, la petite plaine qui borde la pointe sud de la baie et se prolonge vers le sud jusqu'à San Jose est devenue, sous l'influence de l'université Stanford, la plus grande concentration américaine de firmes d'électronique et d'informatique; c'est la célèbre Silicon Valley. Plusieurs ponts autoroutiers relient les différentes parties de la ville, tel que le Golden Gate, qui relie San Francisco à Sausalito. Ce pont fut en son temps (1935) le plus grand pont suspendu du monde.

Caractéristiques du climat
La baie de San Francisco est sous l'influence d'un microclimat océanique tempéré. Les saisons y sont peu marquées, mais les différences de températures durant la journée et même d'une ville à l'autre peuvent être très importantes.

Un tramway à San Francisco
Un tramway à San Francisco
Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : BIPS

Caractéristique du territoire
Avec un tel climat, la baie de San Francisco bénéficie d'une faune et d'une flore très diversifiées et riches en couleurs. Si la nature est restée si belle malgré une urbanisation importante, c'est que depuis toujours les San Franciscains sont soucieux de leur environnement. D'ailleurs, c'est ici que les premières organisations écologiques sont nées, en incitant d'autres à venir s'y installer. San Francisco est ainsi devenue ainsi une " capitale écologique".

Le Golden Gate, le fameux pont de San Francisco
www.picto.qc.ca
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La faille de San Andreas
San Francisco est située à la limite entre la plaque tectonique du Pacifique et la plaque américaine qui se déplacent horizontalement en glissant l'une contre l'autre. La faille de San Andreas, frontière active entre ces deux plaques, parcourt la Californie, soumettant la baie de San Francisco à des tremblements de terre. Deux événements sismiques du XXe siècle ont cruellement rappelé aux habitants de San Francisco la réalité particulière du site de la ville. Le séisme du 18 avril 1906 et l'incendie causé par la rupture des canalisations de gaz détruisent la ville. On la reconstruit en matériaux incombustibles, mais sans prendre les précautions antisismiques indispensables. La faille de San Andreas s'est manifestée à nouveau en 1989, causant des dégâts matériels importants. Les sismologues prédisent un séisme de grande ampleur avant 2020.

Sur les États-Unis

Des cartes

San Francisco en images
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San Francisco (panoramique)

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San Francisco (Golden gate)

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : Banque d'images BIPS

San Francisco (étalement urbain)

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : Banque d'images BIPS

Faille de San Andreas

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : La terre vue du ciel

Tremblement de terre de 1906

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : Musée virtuel de San Francisco

San Francisco

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : U.S. Geological Survey

San Francisco

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Bay Bridge

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Watsonville

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Oakland, la route 880

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : U.S. Geological Survey

Montagnes de Santa Cruz

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La baie de San Francisco

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Compétence 2 et 3 - Les risques naturels : conséquences et niveau de développement

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Les risques naturels

Consulter Google Actualités, 500 sources d'information mises à jour continuellement. Taper le mot tremblement de terre, par exemple.

Les séismes dans le monde… aujourd'hui, en ce moment…

 

Site de Pierre-André Bourque, du Département de Géologie et de Génie géologique de l'Université Laval

Article Tremblement de terre sur Wikipédia

Dossier À l'écoute des tremblements de terre dans les Archives de Radio-Canada

Le séismographe en direct de l'Université Laval (des 12 dernières heures)!

Relevé sismique en temps réel du CÉGEP de Jonquière et dossier sur les tremblements de terre

Les risques naturels (voir les ressources pédagogiques à la gauche du site)

Histoire : 1906, San Francisco en ruines

La prévention

Des statistiques

 

Territoire à l'étude : Quito

Compétence 1 - Lire l'organisation de Quito, capitale de l'Équateur

État de situation

Capitale de l'Équateur, Quito est la seconde ville en importance au pays avec 1,1 millions d'habitants. Située à 2 800 mètres d'altitude, au cœur des Andes et au centre du pays, la ville est encastrée au fond d'une vallée en forme de cuvette entourée de hautes montagnes. Le climat y est tempéré, mais les écarts de température au cours d'une journée peuvent être importants (5 degrés Celsius le matin, 25 degrés Celcius l'après-midi). Les températures annuelles constantes et les précipitations moyennes de la région permettent surtout l'agriculture fruitière et l'élevage laitier.

Histoire et population
Fondée par les indiens Quitus, Quito devint l'une des capitales de l'empire Inca, jusqu'à l'arrivée des Espagnols qui en firent l'un des chef-lieux de leurs colonies. L'architecture coloniale de son centre historique y est par ailleurs si bien préservée que la ville figure parmi les sites du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le tourisme constitue de fait l'une des activités économiques les plus importantes de cette capitale administrative et industrielle.

La ville compte encore aujourd'hui une population amérindienne importante - les Quechuas sont venus nombreux y chercher du travail - habitant traditionnellement les hauts plateaux environnants. La majorité s'y retrouve toutefois en situation de grande pauvreté, vivant du petit commerce de rue ou de la mendicité. Les populations pauvres se retrouvent massivement dans les ceintures périphériques, souvent à flan de montagne, dans les suburbios (bidonvilles). Aussi, il y a beaucoup d'habitations situées sur les bords des quebradas, qui sont les sillons creusés par les coulées de boue du passé. Ces terrains sont instables et subissent une érosion importante, ce qui rend les habitations précaires.

Un volcan
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À l'ombre du volcan Pichincha
Quito est située sur l'Allée des volcans, une diagonale nord-sud comptant 30 des 55 volcans équatoriens. Quatre volcans surplombent la ville : le Cotopaxi, l'Antizana, le Cayambe et le Pichincha. Guagua Pichincha (du Quechua bébé), le nom donné au cratère actif du volcan, maintient en état d'alerte les Quiténiens depuis son réveil, en 1998. Culminant à une altitude de 4784 mètres, ce volcan de type strato-volcanique crache de façon régulière des gaz et des cendres dans le ciel de Quito. Les dernières grandes éruptions, celles de l'automne 1998 et de l'été 2000, ont laissé sur Quito une couche de cendres causant plus de peur que de mal. La dernière éruption ayant ravagé la ville date de 1660. Cependant, les dégats pourraient être plus importants. Les gaz et les cendres causent beaucoup de problèmes de santé respiratoire. Les habitations peuvent être détruites ou emportées par les coulées de boue. Les zones agricoles sont souvent détruites par les cendres ou les boues.

L'activité volcanique s'accompagne de tremblements de terre généralement faibles, mais qui pourraient être plus puissants. Aussi, parce que les éruptions laissent sur les flans du volcan d'épaisses couches de cendres, leur mélange avec les neiges éternelles ou encore avec des pluies plus abondantes (par exemple lors des épisodes d'El Niño) peuvent causer d'importantes coulées de boue potentiellement dévastatrices.

Les moyens de prévention sont peu nombreux et relèvent de la responsabilité des individus.  Seul un niveau d’alerte vient avertir la population du degré de danger d’éruption volcanique…  par contre, les zones riches, situées dans une zone protégée entre les sillons des coulées de boue antérieures et éloignée des pentes du volcan, ont habituellement suffisamment de voies d’évacuations et de transport au besoin. De plus, les bâtiments sont assez solides pour résister aux tremblements de terre.

Sources : www.quito.gov.ec et le Diccionario Enciclopédico, Éditions Olympia, 1995.

« ALERTE JAUNE : PICHINCHA »
Le El Comercio, un journal de Quito, change de couleur selon le niveau d'alerte :
Vert - Jaune- Rouge


Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : Journal EL COMMERCIO

Sur Quito et L'Équateur

Des cartes

Quito en images
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Quito (habitations en montagne)

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource :© IRD, Métropoles en mouvement, Philippe Cazamajor d'Artois

Quito (centre-ville)

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : © IRD, Métropoles en mouvement, Bernard Lortic

Champs dans les Andes

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : © IRD, Métropoles en mouvement,Thierry Ruf

Le bidonville de Guayaquil

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurource : La terre vue du ciel

Quito (plusieurs images)

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : © IRD, Métropoles en mouvement

L'éruption du Guagua Pichincha

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : © IRD Métropoles en mouvement, Pascal Podwojewski

Les cendres du Guagua Pichincha

Matériel graphique ne pouvant être reproduits sans en demander les droits à l'auteurSource : Institut de géologie

Compétence 2 et 3 - Les risques naturels : conséquences et niveau de développement

Les risques naturels

Consulter Google Actualités, 500 sources d'information mises à jour continuellement. Taper le mot volcan, par exemple.

Les séismes dans le monde… aujourd'hui, en ce moment…

 

Les risques naturels (voir les ressources pédagogiques à la gauche du site)

Dossier sur les volcans

Volcan : introduction aux aléas

Le Guagua Pichincha

Le Guagua Pichincha et Quito

L'éruption du El Reventador (Radio-Canada)

Les pluies torrentielles à Quito (Radio-Canada)

 

 

 

 

La prévention

Quito, prête pour une éruption volcanique? (extrait de "Hoy", journal de Quito)

Des statistiques

 

Pour en savoir plus et techniques

Pour en savoir plus

« Les sociétés face aux risques », d'après N.Gendre et C.Guitard dans Historiens & Géographes, n°381, décembre 2002.

Les désastres au Québec

Quelques éléments notionnels et concepts pouvant être abordés

Quelques techniques géographiques qui peuvent être abordées

 Intégration des TIC et méthodologie de travail en univers social

Nous pensons que l'utilisation de ce dossier doit s'inscrire dans le cadre d'une tâche complexe et significative pour l'élève : dans le cadre d'une situation-problème ou d'un projet par exemple. Pour avoir accès à un cadre méthodologique de travail en univers social avec un souci d'intégration des technologies : http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/methode/

 

 

Crédits et commentaires

Crédits

Ce dossier a été réalisé par Steve Quirion, Marianne Giguère et Sylvain Decelles, en collaboration avec les groupes de travail en géographie de la CSDM et de la CSPI. Merci aussi à Martine Campbell et au groupe de travail de la CSRDN. Révision 2008 : Mathieu Rocheleau.