accueil | contactez-nous! | recherche

Compétence 3 - Construire sa conscience citoyenne à l'échelle planétaire

Les réalités géographiques du programme en compétence 3 ont été traitées selon un angle planétaire et non territorial. Cependant, nous avons fait des références aux territoires à l'étude.

 

De l'eau, de l'eau tout autour, mais pas une goutte à boire.

Samuel Taylor Coleridge, « The Rime of the Ancient Mariner »,
dans David Suzuki, L'Équilibre du sacré. Redécouvrir sa place dans la nature, Fides, 1997, p. 88.

Approvisionnement en eau à l'échelle planétaire

Sur Terre, deux milliards d'êtres humains n'ont pas accès à de l'eau potable. Avec l'augmentation constante du phénomène de l'urbanisation, une grande partie de cette population réside aujourd'hui dans les grandes villes de la planète.

L'accès à l'eau potable
Habiter une métropole ne signifie par pour autant avoir accès à tous les services de base : dans les régions en voie de développement, 43 % de la population habite des bidonvilles, dans des conditions sanitaires extrêmement précaires. Sur le continent africain, par exemple, la moitié de la population n'a pas accès à de l'eau potable à moins de 1 km de sa résidence, et plus de la moitié ne bénéficie pas d'un système de collecte des eaux usées (égout ou fosse septique).

Résultat, soit que les populations s'approvisionnent à des sources insalubres, porteuses de maladies, soit qu'elles achètent leur eau à des vendeurs privés, à un prix parfois dix fois plus élevé que le prix normal de l'eau courante.

Enfants buvant dans le marigot au Burkina-Faso

Matériel graphique faisant parti du domaine publicSource : BIPS

Boire de l'eau polluée
L'approvisionnement en eau de qualité dans les grandes villes est rendu plus difficile lorsqu'il n'existe pas de système efficace d'assainissement des eaux usées. Ainsi, les eaux usées non traitées polluent directement les eaux de surface, les réserves d'eau souterraines, de même que les océans. De plus, la pluie qui ruisselle sur les terrains, emportant avec elle saletés et déchets - y compris les déchets humains mal collectés - contamine les puits et autres sources précaires d'approvisionnement en eau potable, entraînant de graves épidémies. Les maladies diarrhéiques transmises par l'eau contaminée, telles que le choléra, sont par ailleurs la plus grande cause de mortalité infantile dans les pays en voie de développement.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Matériel graphique sous licence Creative CommonsSource : Service national du RÉCIT de l'univers social

L'eau, c'est à qui?
Il n'y a pas que dans les pays pauvres que l'approvisionnement en eau pose problèmes. Par exemple, le Texas et la Californie, deux états riches et populeux des États-Unis, font face à une pénurie d'eau. Ailleurs sur le continent, comme à Montréal, l'eau est considérée comme acquis et souvent gaspillée.

Avec l'accroissement soutenu de la démographie mondiale et de l'urbanisation des populations, l'approvisionnement en eau est devenu un enjeu fondamental, à la merci de ceux qui s'en approprient le contrôle. Or, en tant que bien vital, patrimonial, commun et mondial, l'eau ne devrait-elle pas être considérée comme un bien commun précieux, non marchandable? Dans une perspective de développement durable, ne serait-il pas nécessaire que l'eau fasse l'objet d'une réglementation mondiale, qui en démocratiserait l'accès et en baliserait l'utilisation?

Sources : L'ONU et texte de Valérie Peugeot

L'eau et les pays en développement

En savoir plus !

La santé dans les grandes villes à l'échelle planétaire

Cette thématique a été traitée en fonction des différents enjeux de la compétence 2 et de la question de l'eau en compétence 3. Nous n'avons donc pas ajouté de liens supplémentaires sur le logement,, le logement et le transport et l'eau pour cette section, considérant que le matériel proposé dans les autres sections suffisait amplement.

 

Nous sommes des producteurs de déchets. Lorsque des millions de personnes vivent, travaillent et se déplacent à l'intérieur d'un territoire métropolitain, elles risquent d'affecter non seulement la qualité de l'environnement, mais aussi leur propre santé.

Le transport
Les gaz produits par les véhicules, par les industries environnantes et par le chauffage des bâtiments se retrouvent en forte concentration dans l'air ambiant des métropoles. Lorsque certaines conditions atmosphériques sont réunies, ces gaz s'accumulent au-dessus des villes et sont transformés en ozone, par réaction chimique avec le soleil. Le smog, cette cape de brouillard semblable à de la fumée, peut causer des problèmes respiratoires importants, surtout chez les personnes les plus vulnérables : les jeunes enfants et les personnes âgées. En 2001, Montréal a connu 16 jours de smog.

À court terme et à plus long terme, quelles sont les conséquences de la mauvaise qualité de l'air sur la santé humaine dans les grandes villes? Toutes les villes du monde ont-elles la même réglementation quant à la production de gaz à effet de serre ? Les métropoles du tiers-monde sont-elles plus polluées? Au Caire, par exemple, la présence de plomb dans l'air dépasse cinq fois les normes internationales. Quelles sont les mesures qui peuvent être prises pour limiter le phénomène du smog?

L'eau
Dans notre section sur l'eau, nous avons vu combien cette ressource fondamentale est un enjeu majeur dans les grandes villes du monde. Un manque d'accès à de l'eau potable oblige une large partie des populations - les plus pauvres - à utiliser de l'eau de mauvaise qualité, entraînant maladies et épidémies qui sont souvent causées par une gestion déficiente des eaux usées.

Les déchets
Qu'on les enfouisse, qu'on les brûle ou qu'on les empile, les déchets ont toujours un impact sur l'environnement et sur les êtres humains. Sous les sites d'enfouissement, le lixiviat (littéralement, jus de poubelle) contamine les sols et les eaux souterraines. Près des incinérateurs, les fumées de combustion empoisonnent l'air. La vermine, porteuse de maladies et attirée par les déchets accumulés, met en danger les populations pauvres qui vivent parmi les détritus.

Dans les grandes villes, la gestion des déchets est un enjeu de salubrité publique, nul ne souhaitant vivre à proximité d'un site d'enfouissement. Certains États, obligés de respecter une réglementation sévère, envoient même leurs déchets les plus dangereux dans d'autres pays, qui disposent de ces matières contaminantes contre des sommes d'argents, au détriment des populations locales. Qui est responsable des déchets produits dans les grandes villes? Comment peut-on diminuer leur quantité et leur impact?

Le logement
Lorsque la population est fortement concentrée dans une grande métropole, la quête d'un logement adéquat et abordable est souvent ardue. En raison du coût des logements, les plus pauvres vivent souvent entassés dans des logements insalubres et dangereux pour la santé :

  • des logements mal aérés, envahis de moisissures, qui rendent les enfants malades;
  • des logements construits sur de mauvaises bases avec de mauvais matériaux, qui menacent de s'effondrer;
  • des logements souvent situés dans les zones les plus vulnérables aux risques naturels ou encore dans les zones les plus contaminées par l'industrie.

Enfin, cette concentration de personnes vivant dans des conditions misérables favorise la diffusion des maladies contagieuses comme la tuberculose et la typhoïde.

La santé : les enjeux